Que vont préparer nos professeurs pour le repas de Noël ?

 

repas de noelAlors plutôt traditionnelles ou inventives….. Que vont préparer nos professeurs pour le repas de Noël ?

 

Anne Laure : « Chaque année mon papa va chercher les huîtres au marché de la Libération et c’est lui qui est chargé de les ouvrir !  En entrée il y aura aussi des verrines de saumon et d’avocat.  Cette année je vais faire des calamars à l’armoricaine, une sauce à base de tomates, d’oignons et d’un peu de cognac, ça change. Mais on reste traditionnel pour le dessert, et comme j’ai des gros gourmands à la maison ce sera une grosse bûche au chocolat et du champagne bien sûr ! »

 

Mona : « Tout dépendra des Gilets Jaunes, peut-être des pâtes ! Si tout va bien cette année ce sera une raclette, c’est convivial et on ne passe pas des heures en cuisine. »

 

Eve : « C’est mon frère qui cuisine toujours le repas de Noël. Cette année il prépare des fruits de mer et des huîtres en entrée, puis des canettes farcies accompagnées de panais (le panais est un légume ancien de la même famille que la carotte) et de girolles qu’il a ramassées en forêt et d’un peu de mesclun. On fait aussi les 13 desserts provençaux (c’est une ancienne tradition provençale qui consiste à présenter 13 desserts sur une table pendant 3 jours, on trouve par exemple le nougat, les figues sèches ou les noisettes). On finit le repas par une glace au citron vert et un petit limoncello pour digérer. »

 

Elsa : «  C’est ma mère qui cuisine le repas de Noël le 25 à midi. En général des toasts de foie gras, un chapon farci et un gratin de cardons (un légume qui a le même goût que l’artichaut). On finit par un bon plateau de fromages et une bûche chocolat framboise, le tout arrosé de champagne. En général quand on sort de table, c’est l’heure du goûter donc on prend un thé et des madeleines ! »

 

Aurélie : « Ma mère prépare un repas corse typique, en entrée une soupe de châtaignes, puis une daube de sanglier avec des légumes et des pommes de terre et une bûche en dessert. Du vin et du champagne évidemment. »

 

Laurence : «  Comme je ne mange pas de viande, c’est toujours un peu compliqué pour ma mère qui doit préparer plusieurs options. C’est la seule fois de l’année ou elle accepte de me faire des croquettes aux crevettes, une spécialité belge qui nécessite beaucoup de travail mais j’adore ça ! En général le reste de la famille mange un chapon et un gratin dauphinois (avec des pommes de terre) et moi un poisson. Par contre chaque année on prend un grand plateau de fromage chez le fromager à La Turbie et une bûche de la pâtisserie Lac. Et on ne boit que du champagne ! Pour Noël on se la joue chic ! ».

 

Petits souvenirs d’automne !

Fall is here!L’automne est une belle saison sur la Côte d’Azur, et à l’école Idiom aussi ! Avant la pluie de ces derniers jours, le soleil a brillé sur Nice et certains de nos étudiants, les plus courageux, se sont baignés jusqu’au 15 octobre !

Alors que s’est-il passé chez Idiom ces derniers temps ?

 

Cet automne, nous avons accueilli des étudiants de notre Programme 50+.  Ce programme, qui s’adresse aux personnes de 50 ans et plus, combine un cours semi-intensif le matin (3 heures de cours de français) et 4 activités les après-midi pour profiter de Nice et sa région. C’est un programme idéal pour ceux qui souhaitent rafraichir leurs connaissances en français et découvrir la Côte d’Azur avec des personnes de leur âge. Nous avons ainsi proposé à nos « Seniors » de visiter Cagnes sur Mer et le musée Renoir, Eze, Monaco, le musée Chagall et ils ont profité d’une dégustation de spécialités niçoises en terrasse, lunettes de soleil sur le nez, chez René Socca.

4 étudiants ont retroussé leurs manches dans notre Programme Abitur, un cours intensif qui s’adresse aux étudiants préparant l’examen Abitur ou la Matura (pays germanophones). C’est un programme totalement adapté aux besoins des étudiants qui passent cet examen de français. Ils ont ainsi pu travailler sur des thèmes de société, sur les classiques de la littérature française ou sur notre bon vieux subjonctif !

6 étudiantes de notre Programme Business ont abordé le vocabulaire du Français des Affaires : organisation et vie de l’entreprise, correspondance commerciale, conversations téléphoniques professionnelles, réunions et conférences, vente et négociation. Pas (trop) le temps de plaisanter !

5 étudiants ont commencé leur apprentissage du français à nos dates élémentaires, et oui chez Idiom on accepte tous les niveaux !

Kim et Sabrina ont toutes deux suivi un cours de Préparation à l’Examen du DELF B2. C’est un programme personnalisé qui combine cours de groupe, cours privés et examens blancs afin d’optimiser les chances de réussite à l’examen. Les professeurs suivent votre progression et vous font travailler vos faiblesses pour être « au top » le jour de l’examen !

Et tous nos autres étudiants ont suivi nos cours de groupe intensifs et exécutifs le matin.

Mais cet automne on a aussi profité du soleil sur notre graaaaaande terrasse, les élèves ont déjeuné dehors et les parasols sont restés longtemps ouverts. Après l’effort, le réconfort : Mona a emmené nos étudiants sur la Croisette de Cannes, dans les ruelles d’Antibes, dans la vieille ville de Nice, à la conquête d’Eze, au bord de l’eau à Villefranche sur Mer, à l’ombre des ruines romaines de Cimiez et à la découverte de L’École de Nice au Mamac.

 

Vous voulez plus d’informations sur un de ces cours, ou vous n’avez plus de doute et vous voulez vous inscrire ?? Rendez-vous sur notre site internet www.idiom.fr ou par mail [email protected]

 

On connaît la chanson: Comme ils disent – Charles Aznavour

aznavour!En ce mois d’octobre 2018, la chanson française a perdu un grand Monsieur, Charles Aznavour. Alors une fois n’est pas coutume, on a décidé de vous présenter une chanson de 1972, patrimoine de notre « Variété Française ».

Comme ils disent sort en 1972 et aborde le thème de l’homosexualité. Charles Aznavour réussit à parler d’un sujet tabou sans se moquer, et en racontant le quotidien de la communauté gay de l’époque. Pour cela il se met dans la peau d’un homosexuel le temps d’une chanson, et chante leurs conditions de vie à l’époque. Trois couplets, chargés d’émotion, racontent les paradoxes, les misères et les joies de son personnage.

 

Au premier couplet, il vit « seul avec maman », il parle de ses plaisirs quotidiens, limités à son domicile. Puis Aznavour nous surprend avec son « vrai métier » qu’il exerce « la nuit », en tant « qu’artiste travesti ». Le chanteur dévoile la double vie que pouvait mener la communauté gay de l’époque dans les soirées, les cabarets, les théâtres.

Le deuxième couplet parle des moqueries et des persécutions. Il parle des « attardés » qui « gesticulent et parlent fort » pour se moquer. Mais même si le personnage d’Aznavour (inspiré par son chauffeur, secrétaire et ami décorateur, Androuchka) trouve que ces « pauvres fous » se « couvrent de ridicule », il en souffre malgré tout car il reconnaît à la fin de ce couplet que leurs moqueries sont « vraies ».

Aznavour a eu l’intelligence de créer un personnage complexe: il a le courage de s’assumer mais souffre de ne pas être accepté par les autres.

Aznavour raconte cette anecdote au journal Figaro sur la première fois qu’il a chanté « Comme ils disent » devant des amis homosexuels: « Ça a jeté un froid. Puis on m’a demandé qui allait chanter ça. J’ai répondu: ‘moi’. Nouveau silence. Puis quelqu’un s’est inquiété de savoir si je ferais une annonce. Vous m’imaginez annonçant sur scène que je vais me mettre à la place d’un homosexuel, alors que je ne le suis pas ? Il n’était pas question de reculer! ».

Alors voici la chanson et les paroles. Bonne écoute !

 

J’habite seul avec maman
Dans un très vieil appartement
Rue Sarasate
J’ai pour me tenir compagnie
Une tortue, deux canaris
Et une chatte

Pour laisser maman reposer
Très souvent je fais le marché
Et la cuisine
Je range, je lave, j’essuie
À l’occasion je pique aussi
À la machine

Le travail ne me fait pas peur
Je suis un peu décorateur
Un peu styliste
Mais mon vrai métier
C’est la nuit
Où je l’exerce travesti
Je suis artiste

J’ai un numéro très spécial
Qui finit a nu intégral
Après strip-tease
Et dans la salle je vois que
Les mâles n’en croient pas leurs yeux
Je suis un homme, oh!
Comme ils disent

Vers les trois heures du matin
On va manger entre copains
De tous les sexes
Dans un quelconque bar-tabac
Et là, on s’en donne a cœur joie
Et sans complexes
On déballe des vérités
Sur des gens qu’on a dans le nez
On les lapide
Mais on le fait avec humour
Enrobé dans des calembours
Mouillés d’acide

On rencontre des attardés
Qui pour épater leur tablée
Marchent et ondulent
Singeant ce qu’ils croient être nous
Et se couvrent, les pauvres fous
De ridicule

Ça gesticule et parle fort
Ça joue les divas, les ténors
De la bêtise
Moi, les lazzis, les quolibets
Me laissent froid, puisque c’est vrai
Je suis un homme, oh!
Comme ils disent

À l’heure où naît un jour nouveau
Je rentre retrouver mon lot
De solitude
J’ôte mes cils et mes cheveux
Comme un pauvre clown malheureux
De lassitude

Je me couche mais ne dors pas
Je pense à mes amours sans joie
Si dérisoires
À ce garçon beau comme un dieu
Qui sans rien faire a mis le feu
À ma mémoire
Ma bouche n’osera jamais
Lui avouer mon doux secret
Mon tendre drame
Car l’objet de tous mes tourments
Passe le plus clair de son temps
Au lits des femmes

Nul n’a le droit en vérité
De me blâmer, de me juger
Et je précise
Que c’est bien la nature qui
Est seule responsable si
Je suis un homme, oh!
Comme ils disent